vendredi 27 mars 2026

♫ Archive Bakchich : chronique de "Crystal Castles (II)" de Crystal Castles

 


De 2008 à 2011, j'ai collaboré au média Bakchich (sorte de Canard enchaîné du net) où j'étais chroniqueur musical.

Depuis, le site Bakchich.info a disparu et ses archives avec.

Je vais donc republier ici mes chroniques publiées à l'époque.


Aujourd'hui, place à l'album Crystal Castles (II) du groupe Crystal Castles, sorti en 2010 :


Crystal Castles : les maîtres de l’univers électro…choc


Les deux fous furieux de Toronto reviennent avec un deuxième album tout aussi tragi-cosmique que le premier.

Alice Glass et Ethan Kath, les Joy Division des années 2000, reviennent avec leur deuxième album éponyme.

Pour ceux que la comparaison avec Joy Division choquerait, disons que les Crystal Castles sonnent comme des Sonic Youth qui auraient troqué leurs guitares contre des claviers et à qui l’on aurait interdit d’être médiocres.

Le premier album, sorti en 2008, avait fait l’effet d’une bombe atomique dans les chapelles électro, jusqu’à contaminer les cercles rock. La fureur dionysiaque du duo avait embrasé les sens à travers la planète, colonisant les dancefloors underground au son de stridences cthulhiennes.

C’est dire si le second opus était attendu avec impatience. L’attente est aujourd’hui récompensée par un nouveau disque à l’architecture et au climat tout aussi lovecraftiens. La magie électro-rock conserve sa rugosité organique et sa mélancolie infernale, Alice Glass transcende encore les compos de son compère par la grâce de sa voix de lolita indomptable.

Crystal Castles apparaît comme la face sombre du dernier MGMT, deux ovnis sortis de la nuit des temps exaltants et convulsifs où musique ne rimait pas encore avec ennui chic.

On notera des airs de famille avec AS Dragon sur « Doe Deer » mais surtout la présence de nombreux hits power-goth-wave aux tourments oniriques délectables : « Celestica », « Baptism », « Year of silence », « Suffocation ».


Edit 2026 : Encore un groupe dont la carrière s'est terminée en eau de boudin, de la plus glauque des manières en ce qui les concerne (pouvait-il en être autrement avec une œuvre pareille ?). Je les ai vus en concert à Lille, la chanteuse avait l'air absente, ou sous emprise de quelque substance, la salle était chaude comme la braise, le moment fut lynchéen. 

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