vendredi 24 juillet 2026

♫ Un été 2026 : Graham Coxon, Michel Legrand, Bill Evans, Michel Ciry, Bruel, Brassens, etc.


Point de wokisme, ce nouveau révisionnisme à la mode, dans mes valises. Que des bonnes choses, belles et authentiques.


C'est parti pour l'été 2026, avec des provisions coriaces pour affronter l'air ambiant (et je ne parle pas de la canicule) : 


- le nouvel album de Graham Coxon et son visuel old school (hé oui, c'est encore possible jeunes gens).

- un vinyle de Michel Legrand, Themes & Variations (publié pour le marché anglo-saxon), sur lequel figure le thème repris pour le générique de Faites entrer l'accusé (pour ceux qui croient que la version de l'émission télé provient d'une adaptation trip-hop de la fin des années 90 comme si Legrand n'avait pas été capable de créer un tel climat "moderne" en 1972...). Cette variation de son thème de 1971 pour le film The Go-Between (Le Messager en français) n'est disponible que sur ce vinyle. 



- le magnifique et cultissime Sunday At The Village Vanguard de Bill Evans (dont un biopic est annoncé pour septembre).



- deux volumes du Journal de Michel Ciry (je passe du Journal de Philippe Muray à celui d'un autre électron libre savoureux), La Vie est une ombre (1945-1952) et Pour l'amour de vous (1953-1956).

- la courte biographie de Jeanne d'Arc par Jules Michelet.

- le mini-album d'un tout jeune groupe anglais (The Tomorrow), qui fait de la musique avec de vrais instruments et sans voix autotunée, dont voici la jolie ballade estivale d'ouverture :



- du bon vin de Sicile (ne cherchez pas, il n'est pas sur la photo).


Je parlais de l'air ambiant...


1) Des pourris décérébrés crament des forêts à tout-va en France.

Michel Ciry a une solution pour ces pyromanes psychopathes (extrait de Il se fait tard, le tome 1990-1992 de son Journal) :


Je lis actuellement cet écrivain multiste (peintre, graveur, musicien) pour sa langue, son style, son esprit, comme un besoin de me rasséréner au contact d'un grand bol d'air pur dont manque cruellement ce monde depuis quelque temps.




Ici, l'une des rares interviews du bonhomme sur le site de l'INA

On retiendra, entre autres, cette phrase délicieuse : "Je laisse la méchanceté aux ratés". Un sacré type, qui n'était pas de la race des tâcherons snobinards sans honneur. 

Vous pouvez piocher dans son foisonnant Journal couvrant près de 70 ans de sa vie (une trentaine de volumes) pour un bel été à l'abri du wokisme dardant partout ses rayons destructeurs.

Vous pouvez aussi vous procurer le dernier bouquin de l'écrivain best-seller Christopher Berry-Dee, Inside The Darkest Minds, juste pour cette phrase figurant dans son Avant-propos :


Traduction de woke BS pour les non-anglophiles : woke bullshit ! (ça, tout le monde comprend)


2) A la faveur de l'affaire Bruel, je découvre que le dit Patriiiiick était un super acteur de premier plan (je ne connaissais que sa scène face caméra dans le plan séquence de 7 sur 7 dans les années 80). 

Mais avez-vous vu son meilleur rôle, celui que ses anciens camarades américains de l'Actors Studio jalousent ? Son rôle de sosie de Patrick Bruel, un rôle d'agresseur sexu... heu... de composition plus vrai que nature (ne ratez pas sa dernière réplique : "Les stars, ça saute tout ce qui bouge, hé hé hé hé"). De 10'20'' à 13'02'' :


Hé hé hé hé, magnifique non ? A quand une rediffusion à la télé ?


Heureusement, l'antithèse de Patrick Bruel, Graham Coxon, sort son nouvel album à temps pour nous consoler de l'annulation des concerts estivaux de Patriiiick : Castle Park ! Enregistré en 2011 mais publié seulement aujourd'hui.

Le guitariste de Blur est né en 1969 en Allemagne mais a grandi sous les Sunny Afternoons anglais éclos sur les cendres de la Beatlemania.

Et tout cela s'entend dans ce nouveau disque sonnant comme le rêve acidulé d'un Syd Barrett venu faire le bœuf avec les Kinks. Ces chansons aux réminiscences sixties convoquent aussi l'esprit de The Coral, Pete Doherty et... Damon Albarn en point de mire "good old vibes" à partager entre initiés rescapés du chaos ambiant.

Bref, cet opus voit Graham Coxon se ressourcer (lui aussi, décidément tout le monde a besoin de ça aujourd'hui) dans son jus amniotique, pour un résultat qui, vous l'avez compris, ne compte pas pour du Blur (ah ah, oui elle est très bonne, je sais, ah ah).




Passez un bel été ! Pour vous dire, voici mon état d'esprit actuel dans ce monde ostensiblement ravagé par les flammes de la bêtise et de la folie, et autres flammes infernales :

Je file avec ma James Bond girl (ne cherchez pas, elle n'est pas sur la photo, elle est avec ma bouteille de vin sicilien). A la vôtre !


On se quitte avec un passage du Grand Échiquier avec Brassens pour bien se souvenir de ce qu'était la télé avant :



Ah oui, et aussi : nouvel album de Eels le 16 octobre !

Et le nouveau Dominique A le 9 octobre !

A bientôt pour la suite.



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