lundi 14 septembre 2015

♫ Metro Weekly classe les albums de Duran Duran, du moins bon au meilleur. Moi aussi ! And The Winner Is...

Bien sûr, ce n'est pas dans un média français que l'on verrait cela : l'hebdomadaire américain Metro Weekly a établi un classement commenté des 13 albums de Duran Duran (+ celui d'Arcadia) - avant la sortie du dernier -, en commençant par celui qu'ils estiment le moins bon.

Je vous laisse découvrir l'article :


http://www.metroweekly.com/2015/04/duran-duran-ranking-their-albums-worst-to-first/

Du coup, je me suis prêté au jeu de cet exercice difficile, puisqu'il n'y a pas vraiment d'album raté de Duran Duran, ils sont tous dignes d'intérêt, d'une manière ou d'une autre. Je n'ai pas tenu compte de l'album d'Arcadia, pour ne pas me compliquer la tâche. Mais j'ai inclu dans mon classement Paper Gods (et non Paper Godes...), le petit dernier.

Les commentaires placés sous chaque pochette sont tous extraits de mon livre Duran Duran : Les Pop modernes - à l'exception de Paper Gods doncétant donné que je suis toujours d'accord avec ce que j'ai écrit il y a trois ans (et être en accord avec soi-même, c'est déjà pas mal par les temps qui courent).

C'est parti, bonne écoute et bonne lecture, pour le meilleur et pour le pire (le moins bon plutôt) !

14) Liberty (1990) :

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Liberty est une machine qui tourne globalement à vide. Homogène mais hybride, bestial mais bancal, le disque ne parvient pas à s'imposer sur la longueur, malgré des moments de perfection pop comme "Serious". Ce titre, aux accents de Level 42, sera choisi comme deuxième single. Le nouveau line-up se cherche dans cette liberté de mouvementer pavée de bonnes intentions, oscillant entre Prince et rock alternatif flamboyant (oxymore terrible mais certains l'ont rêvé et Duran Duran l'a fait). Un seul titre justifie à lui seul l'existence de cet album, celui qui le clôt : "Downtown", au magnétisme torride.



13) Thank You (1995) :

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Le seul vrai motif de satisfaction de la deuxième partie de l'album réside dans le surprenant "Drive By", adaptation de... "The Chauffeur" en forme de clin-d’œil à leur propre oeuvre. Cette version onirique sortie des vapeurs lointaines de Rio offre un pur moment de félicité bienvenue.
L'exercice de l'album de reprises est toujours périlleux pour qui s'y frotte et Duran Duran n'échappe pas à la règle. En pleine ère de règne techno et de domination du rap, l'album passe relativement inaperçu malgré la bonne performance aux Etats-Unis du deuxième single, "White Lines", 5ème du Billboard Hot Dance Club Songs et son score honorable au Royaume-Uni (17ème).



12) Pop Trash (2000) :

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Ce nouvel album, même s'il donne toujours à entendre une musique de haute volée, et malgré quelques pépites somptueuses de noirceur (la lennonienne "Starting To Remember" - première musique écrite par Warren après la mort de son père -, "Playing With Uranium", "Lady Xanax"), reste inégal et manque de fulgurances duraniennes. De plus, l'auditeur a l'étrange impression de retrouver les saveurs d'un album de reprises, cinq ans après la publication de Thank You. Ainsi, "Pop Trash Movie" (initialement écrite par Warren et Nick pour Blondie) évoque la power brit-pop de Oasis, "The Sun Doesn't Shine Forever" semble sortir tout droit d'une compilation des meilleures ballades de Scorpions et "Last Day On Earth" ressuscite l'allant de Freddy Mercury. Quant à "Lava Lamp", elle porte l'empreinte de Beck, l'Américain devenu culte depuis son folk hip-hopant lymphatique "Loser". "Hallucinating Elvis", la plus moody blue de l'ensemble, permet d'apprécier Duran Duran sous acides.



11) Astronaut (2004) :

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L'objet contient douze titres, parmi lesquels trois ou quatre morceaux majeurs de la discographie du groupe : "Sunrise" bien sûr, "What Happens Tomorrow" (inspiré d'une phrase d'un rescapé des attentats du 11 Septembre : "Personne ne sait ce qui va arriver demain"), l'étourdissant "Finest Hour" (au moins aussi raffiné que "Skin Trade"), "One Of Those Days (juste entre Oasis et les Beatles... ils l'ont fait !). Pour le reste, il y a de très belles choses un peu partout, même si cet album ne réconciliera pas le groupe avec ses détracteurs, ceux qui prétendent notamment que n'importe quelle bonne chanson peut se jouer en guitare-voix (essayez de jouer "Bohemian Rhapsody" en guitare-voix pour vérifier). Jamais un opus de Duran Duran n'avait été aussi soigné et arrangé depuis le Wedding Album, les bidouillages électro sont d'une élasticité à toute épreuve. Une production un peu tape-à-l'oeil, mais quoi de plus normal pour des astronautes ? Par ailleurs, il est permis de se demander si l'ecstasy n'a pas elle aussi réuni les cinq musiciens, tant les morceaux "Taste The Summer" et "Nice" semblent en connexion exagérée avec le cosmos.



10) Duran Duran (1981) :

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Le titre éponyme en guise de carte de visite, au blanc virginal taché de rouge (sémiologie succincte de la pochette), convient parfaitement pour ce disque qui mêle habilement toutes les influences et tous les styles de chacun des membres : Andy fait saturer sa guitare aux accents heavy sur "Careless Memories" et "Friends Of Mine", John Taylor déploie son toucher gracile inspiré de la basse de Bernard Edwards, se révélant en disciple virtuose ; Roger obtient le son de caisse claire le plus net qui soit et ses roulements de fin stratège assignent à sa batterie la puissance d'un moteur aéronautique ; Simon Le Bon vocalise dans des zones troublantes et magnétiques. La fraîcheur et l'efficacité mélodique de son chant constituent assurément la clé de voûte du charme singulier et du succès du groupe, en sus du physique de playboy des cinq musiciens.



9) The Wedding Album (1993) :

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Duran Duran ("The Wedding Album") sonne comme un disque de dance music : le groupe fournit toujours de quoi danser quand la bombe tombera, à toute époque. Mais cette fois-ci, les textes de Simon Le Bon sont plus incisifs, rentre-dedans. Le chanteur déballe une prose "engagée" sur certains passages du disque, prompte à dénoncer quelques travers de l'époque et à fustiger des injustices sociales. Est-ce le vent de la contestation sociale radicale soulevé par Nirvana et le mouvement grunge de Seattle qui a influencé l'auteur ? [...] A part "Drowning Man", une charge contre l'Oncle Sam tirant en longueur, sans éclat, le reste de l'album fait figure d'auberge espagnole de haute facture, entre parodie excellente de Prince ("Shotgun"), suprême disco ("None Of The Above") et classic rock étayé par des sonorités arty annonçant la vague brit-pop ("Shelter", "To Whom It May Concern").



8) All You Need Is Now (2011) :

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La conjoncture semble donc favorable à un retour en force avec cet album, puisque le cachet "Mark Ronson" lui apporte une crédibilité absolue.
Quel que soit le destin de All You Need Is Now, John le considère comme un succès à sa sortie, puisqu'ils l'ont réussi : "A ce stade de la partie, c'est la seule chose qui importe."
A l'écoute de l'objet, il apparaît que le groupe a les arguments pour renouer avec la magie singulière de Rio, sans pour autant modifier le cours de l'existence, ce que son deuxième album mythique avait pourtant réussi en son temps. [...] Avec cet opus globalement de bonne facture, le groupe frôle, néanmoins, pour la première fois, l'autocaricature en certains endroits.



7) Big Thing (1988) :

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Quand Duran Duran fait les choses en grand, les remparts de la création s'effondrent : avec le morceau éponyme "Big Thing", hymne rock en puissance de la famille d'un "We Will Rock You" - en moins binaire -, le groupe confirme sa forme exceptionnelle. Le titre donne le ton de l'album : coloré, expérimental et débridé. Mais par le truchement de l'insondable mystère des choix de singles, cette chanson ultra tubesque ne connaîtra jamais le destin qui lui était promis, celui d'un gold indémodable. [...] Big Thing renoue avec l'audace des débuts, dans le but de surprendre ses fans et ses détracteurs. L'arrêt brutal du dernier titre en pleine fournaise électrique, sans fader (effet de fondu), renforce cette impression jusqu'au-boutiste. Sans "Drug", Duran Duran tenait là son Sgt. Pepper.



6) Red Carpet Massacre (2007) :

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La densité organique de l'enregistrement frappe immédiatement à l'écoute de Red Carpet Massacre, alors qu'une collaboration avec Timbaland pouvait laisser craindre que le groupe y laisse des plumes rock. Or, Duran Duran retrouve réellement sa fraîcheur d'origine, cette facilité mordante de la formule "couplet génial - refrain génial" avec laquelle il avait renoué une dernière fois sur toute la longueur d'un disque à l'époque de Notorious. [...] Il n'y a rien à jeter dans cet album frais, spontané et inspiré. Nick Rhodes considère avec raison l'opus comme un chef-d'oeuvre.



5) Seven and the Ragged Tiger (1983) :

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Seven And The Ragged Tiger, troisième album de Duran Duran, plus tourmenté et organique que Rio, paraît le 3 décembre et entre directement à la première place des charts britanniques. Le sens de la mélodie imparable du combo, servi systématiquement par une mise à feu charnelle, fait mouche une nouvelle fois. Des giboulées rock comme les morceaux "Of Crime And Passion" et "Shadows On Your Side", monuments à cran, laissent penser que Andy tire finalement bien son épingle du jeu d'échecs qu'est devenu le processus de composition duranienne. Cerise sur le Christmas pudding, le groupe termine l'année en apothéose en se produisant cinq soirs de suite dans l'enceinte de Wembley Arena à Londres, du 18 au 23 décembre (avec un seul soir de relâche).



4) Medazzaland (1997) :

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En dépit de tous les problèmes rencontrés par le groupe, l'album Medazzaland pourrait bien, en effet, prétendre au titre de chef-d'oeuvre discographique. Contrairement à ce que pourraient laisser supposer les propos de Nick Rhodes, l'opus s'inscrit bien au-delà des sphères psycho revival de la brit-pop. Medazzaland est le feu follet éclairant la face sombre de Duran Duran. Une oeuvre suicidaire dans l'acceptation courageuse du terme. [...] Medazzaland, chef-d'oeuvre maudit, leur black album à eux, est parvenu à faire reculer les limites de la schizophrénie et de la paranoïa pour la première fois sur disque depuis Syd Barrett. La porte s'est refermée avec fracas sur le monde aliénant des limites rock, les rampes de lumière se sont éteintes et le silence devient le seul refuge, comme il l'a été pour Barrett. Ce claquement final signe la valeur testamentaire de l'album, Duran Duran a réalisé avec Medazzaland son requiem majestueux. Ce n'est peut-être pas un hasard si ce disque - à redécouvrir de toute urgence - a bien mieux franchi les années que les albums "référence" de la mode de l'époque.



3) Rio (1982) :

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Heureusement, le résultat de ces séances d'enregistrement agitées ne laisse pas percevoir la douleur du processus de création, bien au contraire : Rio est énergique, exotique, envoûtant comme une oasis née au creux de galbes féminins. Ce disque solaire, où subsistent quelques résidus d'influences avouées ("Quiet Life" de Japan, "Street Life" de Roxy Music) relève du grand art. L'écrin au pourpre princier ne trompe pas sur la marchandise, pour ce qui apparaît aujourd'hui comme le chef-d'oeuvre de Duran Duran. [...] Rio chante effectivement une vision poétique de la vie, avec en prime une certaine spiritualité et une couche de noirceur qui échappe aux écoutes expéditives.



2) Notorious (1986) :

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A sa sortie le 18 novembre, l'album Notorious déstabilise en effet plus d'un fan. La musique du groupe est à l'image de son nouveau look : sobre et élégante, d'aucuns diront "mature", "adulte". Passé l'effet de surprise, le funk blanc cuivré à l'oeuvre sur tout le disque se révèle source de plaisir. Dépouillées à l'extrême sans être minimalistes, les chansons s'enchaînent avec une fluidité insolente, la simplicité d'exécution se mettant au service de mélodies liquoreuses. Une fois encore, les Duran Duran excellent dans l'art de débusquer les tourments de l'âme pour les transformer en hymnes fédérateurs. [...] Une donnée fondamentale a cependant résisté au souffle du changement chez les Fab Three, celle de leur sens aigu de la ballade terminale. Ainsi, le spleen délicieux de "A Matter Of Feeling" et "Winter Marches On" accomplit l'érosion en temps réel de toute forme de résistance possible pour un être humain au vague à l'âme normalement constitué. [...] Aujourd'hui, plus de vingt-cinq ans après sa parution, Notorious se trouve régulièrement cité comme l'album référence de la discographie des Duran Duran, celui de la classe authentique, du grain funky chic et sans fioritures.





                                                                                   1) Paper Gods (2015) :

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Hé oui, je décerne finalement la Palme d'Or à Paper Gods, car j'imagine que ce disque peut changer la vie de nombreux ados aujourd'hui comme il a changé la mienne à l'âge de 15 ans : puissance de vie, mélodies vertigineuses, fraîcheur inouïe, le cocktail magique surpasse peut-être celui de Rio ou de Notorious. Et côté noirceur, on est gâté aussi avec notamment "The Universe Alone", qui n'aurait pas déparé la collection de pépites souterraines de Medazzaland. Quand on a baigné avec bonheur dans de telles submersions sonores dans sa jeunesse, il n'est pas difficile d'y adhérer encore aujourd'hui : Duran Duran ne perd pas son temps en postures, il avance contre vents et marées fétides, et se soucie de produire de la qualité en quantité, de se surprendre, ainsi que ses fans amateurs de musique. 

Preuve en est par exemple la chanson de clôture, "The Universe Alone" : requiem majestueux, futur classique des enterrements comme le fut le "Angel" de Robbie Williams en son temps. Le morceau évoque également les heures les plus sombres de Queen ("The Show Must Go On", "Don't Try So Hard", etc.), non sans rappeler la puissance hypnotique de "The Chauffeur", parallèle suggéré par sa place finale sur l'album.



Alors bien sûr, ce genre de disque n'est pas formaté pour les consommateurs de "musique pas comme les autres" (comprendre simple et pas prétentieuse, chiante donc). Il s'adresse aux vivants, pas aux pisse-froid. C'est tout. Ceux qui les méprisent du haut de leurs forteresses confortables et convenues du bon goût ne les méritent pas, et c'est très bien ainsi. 

Retrouvez ma chronique de Paper Gods publiée sur Causeur.

Allez, comme je ne suis pas chien et puisque je suis chaud maintenant, mention très spéciale à So Red The Rose d'Arcadia, qui mérite d'être considéré comme un album à part entière de la discographie de Duran Duran, au vu des multiples line-up qui se sont succédé ensuite dans l'histoire du groupe, avec parfois seulement deux membres de la formation d'origine. A l'époque, ils ne pouvaient pas se permettre de le signer sous le nom Duran Duran, aujourd'hui, ils ne s'embarrasseraient pas d'états d'âme pour le faire.

Dans la liste des 14 albums, je le classerais donc entre Seven and the Ragged Tiger et Medazzaland.

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2 commentaires:

  1. ENFIN !!! Un Français qui a TOUT compris à ce groupe... je désespérais en trouver seulement un ! MERCI pour cet article haut-de-game, riche, argumenté, précis, et je suis quasiment d'accord avec ce classement, pourtant ardu à imaginer...
    perso, j'aurais mis RIO en 1), PAPER GODS en 2), et BIG THING en 3)... mais je change chaque année de point de vue !....
    Ce groupe est un truc juste énorme pour qui aime la musique POP, d'ailleurs Blondie les adore. Les critiques en France ont souvent été mauvaises, et d'ailleurs de mauvaise foi, souvent à côté de la plaque.... Philippe Manoeuvre décidément ne comprend RIEN à ce groupe... pas grave... Il ne comprend rien à la POP...

    PAPER GOD, est une merveille.... et encore, j'enrage qu'ils n'aient pas mis tous les titres, celui EVIL BEACH est hypnotique, enivrant... Tous les titres rares de ce groupe pourraient former un album EXTRAORDINAIRE, et je pèse mes mots...
    encore MERCI, je vais me mettre à lire votre Causeur, car je ne connais pas.
    Gérald Duchemin.

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