vendredi 3 août 2018

♫ Sheller renie "Stylus", album plébiscité par la critique lèche-bottes.

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Quand le nouvel album studio de William Sheller fut annoncé en 2015, j'ai aussitôt exprimé mon intérêt auprès de la maison de disques pour une chronique Causeur.
Mais...
A l'écoute de l'objet, je me suis décomposé : aucune fulgurance, l'ennui, le triste ennui, de bout en bout.
Embarrassé, j'ai fait part de ma déception à la maison de disques. Voici mon mail envoyé à mon contact Universal, Mathieu Lesperat, le 30/10/2015 :


Bonjour Mathieu,

DVD de Rammstein, bien reçu, merci beaucoup.

Idem, pour le Sheller, comme je vous l'ai indiqué vendredi dernier. Au sujet de ce dernier, je dois dire que malheureusement je n'en parlerai probablement pas car la déception est forte sur cet album. Je suis un inconditionnel de Sheller depuis le début et Stylus n'est vraiment pas à la hauteur de ses productions habituelles : il est très court (30 minutes plage fantôme comprise), contient une "relecture" inutile d'un vieux morceau de 1975 (je n'ai pas entendu de différence avec la version originale), deux instrumentaux qui sentent le remplissage...  et les chansons ne sont pas transcendantes pour le reste. Les propos de William en interview confirment d'ailleurs cette impression d'album livré par obligation. Comme je reste un admirateur de cet artiste génial, je préfère ne pas être désobligeant envers lui, il ne mérite pas ça, d'autant que c'est une personne très aimable. J'espère juste que ses problèmes de santé actuels ne sont qu'une mauvaise passe et qu'il va nous revenir en forme pour très longtemps encore.

Merci encore à vous,
je vous tiens au courant pour l'article Rammstein.
Très bon week-end.

Bien cordialement,
Sébastien


Aujourd'hui, dans une interview accordée à Paris Match (24 mai 2018), William flingue Stylus, trois ans après sa sortie :

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Pourtant, à l'époque, les critiques ne se sont pas embarrassés de scrupules, comme d'habitude, déroulant le tapis rouge à Sheller (comme ils le dérouleront devant la dernière provocation/escroquerie de Murat, Travaux sur la N89) : trois clefs Télérama ("Un concentré artistique, en quelque sorte, sans fausse note", Valérie Lehoux), éloge cire-pompeux et ridicule du Figaro ("Un sommet de raffinement", Olivier Nuc qui en connaît un rayon en matière de raffinement), idem du côté de L'Obs ("disque contemplatif fait de sublimes ballades, de piano et de cordes", Sophie Delassein), etc.

Ils pourraient écrire leur papier avant d'écouter l'album, cela reviendrait exactement au même. On ne prête qu'aux riches, on soigne les "copains", on rampe sans se soucier de la déception des auditeurs - ces cochons de payeurs - qui auront claqué 20 euros sur la foi de leur article élogieux bidon. On ne veut pas froisser les idoles de la critique et les people qui ont la carte. Le peuple, on s'en fout. Et le courage, l'honnêteté, quésako ? Pourkoifaire ? Ces gens n'ont pas de glace chez eux, c'est pas possible : comment peuvent-ils se regarder, dans leurs miroirs de la boue ?

« La presse musicale aujourd'hui n'est qu'une série de "advertorials" destinée à lécher les bottes des labels. Malheureusement le copinage et ce genre de pratiques sont très courants dans le journalisme d'aujourd'hui. Tout est calculé. Je me souviens d'une interview que j'avais fait avec Amel Bent (je sais, j'ai de la chance). Ça s'est mal passé et j'ai arrêté au bout de six minutes. Résultat : mon papier avait pour angle la croissance de sa tête et de ses chevilles. Mon chef m'a dit : "C'est très bien écrit, mais je ne peux pas passer ça. Qu'est-ce que tu fais là, tu veux gâcher nos relations avec Sony?"» me confiait il y a quelque temps une amie journaliste.

Pour le reste, ce sera donc stylus et bouche cousue. 


Faites comme CharlElie, Gonzaï, Longueur d'Ondes, Causeur, Francis Zégut, Sirba Octet et Didier Varrod, suivez-moi sur Twitter :

2 commentaires:

  1. Ce n'est quand même pas dans L'Obs qu'on peut espérer trouver une critique honnête (ou un article honnête), il faut arrêter d'ouvrir ce torchon ;-)

    Bon, sur "Stylus", moi je ne suis pas aussi dur que vous, cher Sébastien. Certes, il n'atteint pas les "sommets de raffinement" (rien que la formule, déjà...) de précédents albums - mais il y eût déjà des ratés artistiques dans la carrière du génial Sheller (remember "Albion" ?) -, certes deux ou trois textes y sont bâclés, je lui trouve cependant du charme.

    En outre, je tiens à vous signaler que vous avez fait une grosse tache d'encre sur votre texte ; si, si, regardez bien, c'est un rectangle noir. Il y a sûrement quelque chose de très intéressant écrit en dessous. Auriez-vous l'amabilité de corriger ? :-)

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    1. Cher Ohpop, je découvre votre commentaire aujourd'hui. J'ai essayé d'enlever la tache noire dont vous parlez mais elle ne part pas ;-) Ce n'est pas grave, l' "artiste" dont il est question est oubliée et sa carrière aura été insignifiante, comme celle de nombre de ses contemporains. Concernant Sheller, le problème d'Albion réside peut-être dans la production (et la pochette, et l'ouverture, et le final, certes), mais l'album - toujours en bonne place dans ma discothèque - recèle d'authentiques et nombreux trésors ("Maintenant tout le temps", "Les enfants sauvage", "La navale", "Excalibur"), que je n'ai toujours pas trouvés dans Stylus ;-)

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