Jusqu'à aujourd'hui, on croyait juste que Bertrand Cantat avait un bon psy. Mais on s'était trompé.
Stéphane DELRINE
Alors que j'étais déjà fatigué à l'idée d'être fatigué d'écouter le nouveau Cure, je suis tombé sur un joyau tombé du ciel, d'un ciel d'hier même, puisqu'il s'agit d'un titre sorti en 2007, comme un signe pour me sortir du marasme curesque dans lequel je m'apprêtais à choir par dépit. Son titre : "L'Eau noire". Son auteur : Stéphane Delrine, dont j'avais déjà parlé ici il y a quelques années, avec son somptueux "Diva".
Cette eau noire, vive, est régénérante, purifiante comme l'eau claire.
Elle a le goût proustien d'un Manset, la couleur automne d'un Manset, et aussi la fraîcheur cheyenne d'un Murat.
Cette eau noire, c'est la bile noire de la mélancolie, drôle de vin de messe intime tiré aux heures pâles de la nuit.
Entrez dans l'univers du Mozart de la mélancolie
Musique d'ascenseur ? Easy listening ? Musique au kilomètre ? Que nenni mes amis !
Ici, il s'agit de grand art, aussi révolutionnaire que Mozart en son temps, dans un genre totalement différent.
Les Français ont le Mozart de la finance. Les Germano-Britanniques, eux, ont le Mozart de la mélancolie, c'est mieux.
"128e sexe" : la parodie qui met Indochine en PLS
Les Inconnus avaient tapé fort en leur temps, là où ça faisait mal, mais Indochine était alors dans le creux de la vague (OK, Indo n'était pas spécialement visé, mais tout le monde avait vu Nico et sa bande dans le sketch "Isabelle a les yeux bleus").
Quand on n'est pas capable de bosser vraiment entre deux tasses de café syndical, de mobiliser de réelles compétences, on se cache derrière des discours vaseux, des concepts creux et démagos pour donner le change.
Quand j'ai entendu le nouveau Indochine, j'ai pensé : "C'est une joke. Ils nous refont le coup de l'IA, comme ils l'avaient fait avec Jean-Louis Murat ("Sans toi c'est autre chose"), mais sous leur nom."