vendredi 16 mai 2014

♫ Mon interview de Jean-Louis Murat

Après William Sheller, toujours pour Bakchich, voici mon interview de jean-Louis Murat à l'occasion de la sortie de l'album Le Cours ordinaire des choses en 2009 :

Interview de Jean-Louis Murat, réalisée le 28 août

Bakchich : La chanson « La tige d’or » présente des réminiscences avec « Si je devais manquer de toi », est-ce volontaire ?

Jean-Louis Murat : J’ai autre chose à foutre que de me citer. Je mets ma volonté ailleurs.

Bakchich : « Comme un cow boy à l’âme fresh » fait penser au Joe Dassin première période (country), cela sonne-t-il comme un compliment à vos oreilles ?

J-L.M : Chacun ses références. Le XXe siècle c’est Trénet et Dassin, qui puis-je ?

Bakchich : Il y a quelques années, Carla Bruni a annoncé qu’elle allait vous consacrer une chanson, intitulée « Mister M ». Qu’est devenue cette chanson ?

J-L. M : Il faut demander à l’intéressée.

Bakchich : Frédéric Mitterrand a déclaré : « nous avons tous un peu de Michael Jackson en nous ». Qu’est-ce que Jean-Louis Murat a de Michael Jackson en lui ?

J-L. M : Fredo devait penser paire de couilles et trou de bal. Je suis un homme quoi de plus naturel en somme.

Bakchich : William Sheller, qui vous a aidé à vos débuts, a déclaré à Bakchich : « Signer contre le téléchargement illégal ? Autant signer pour condamner les nuages qui passent ». Vous sembliez heureux de la crise du disque il y a quelques années, puisque cela allait permettre de défricher le terrain au profit des artistes de scène. Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de la situation ?

J-L. M : Beaucoup de retraités du biz qui se sont faits de l’or en –70 et –80 ne veulent pas de descendance. Ils veulent rester seuls, ils pensent être modernes en disant n’importe quoi, pauvres gens. Ils nient le droit d’auteur parce qu’ils savent bien qu’ils ne sont pas des auteurs… enfin, j’imagine. Quant aux nuages… c’est l’anthropophagie légalisée. Vive la liberté pour les cons. Foutaises !

Bakchich : Quel est votre pire souvenir de scène ?

J-L. M : Personne dans la salle.

Bakchich : Êtes-vous plutôt Carla Bruni ou Mylène Farmer ?

J-L.M : Les deux.

Bakchich : Cali ou Miossec ?

J-L. M : J’adore.

Bakchich : Zemmour ou Naulleau ?

J-L. M : Les deux.

Bakchich : Raymond Domenech ou Estelle Denis ?

J-L. M : Je préfère les filles.

Bakchich : Johnny ou Didier Wampas ?

J-L. M : Lequel mourra le premier ?

Bakchich : Christine Angot ou Eric Reinhardt ?

J-L. M : Joker.

Bakchich : Renaud ou Grippe A ?

J-L. M : Pour la grippe y a des vaccins, pour l’autre l’euthanasie.

Bakchich : Amoureux des lettres, vous pourriez aisément écrire des livres, comme Manset. Etes-vous parfois tenté de vous lancer dans l’écriture d’un pavé ?

J-L. M : Un livre de merde à la Manset non merci.

Bakchich : Quel est votre dernier coup de cœur littéraire ?

J-L. M : Homère.

Bakchich : Puisque vous aimez les femmes (duos avec Farmer, Camille, Huppert, Bruni, etc.), vous pourriez reprendre « Vous les femmes » de Julio Iglesias. Le buzz médiatique serait assuré en tout cas. Vous aimez cette chanson ?

J-L. M : Je l’ai chantée des centaines de fois sur scène. Je l’ai même enregistrée (exemplaire unique gagné par fan n°2, il me semble).

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jeudi 15 mai 2014

♫ "Mistral Gagnant" par Coeur de Pirate

Enregistrée en une prise voix directe ? Magnifique en tout cas :



Extrait de l'album de reprises La Bande à Renaud :

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♫ Mon interview de William Sheller

Pour Bakchich, en 2008, à l'occasion de la sortie de l'excellent album Avatars (dont la suite est en préparation actuellement) :

Interview de William Sheller

William Sheller a accepté de se confier à Bakchich.info. Entretien sans langue de bois où il est question de slam, des Beatles, de Maritie et Gilbert Carpentier, de misanthropie, de culture française, de crise du disque, etc…

Bakchich : Vous qui trouvez de la matière poétique en toute chose, en voyez-vous dans le slam et ses dictionnaires de rimes ?

William Sheller : « Déclamer la poésie se pratiquait encore récemment dans des cénacles un peu élitistes, il fallait en outre être un « diseur » de talent, et n’est pas Fabrice Luchini qui veut. Le slam, venu des USA est une manière ouverte de dire devant un public, dans la rue, dans un café, des textes de poésie contemporaine, à laquelle les éditeurs ne s’intéressent plus guère. Rime ou pas ce n’est plus le problème depuis Prévert, Cocteau ou Queneau. Ceci dit il y a beaucoup de n’importe quoi, cela semble tellement facile. »

Bakchich : Nicola Sirkis vous a longtemps cité comme influence majeure. Aujourd’hui, ses références sont essentiellement des artistes en phase avec les goûts de son nouveau public. Et vous, connaissez-vous votre public aussi bien ? A quoi ressemble-t-il ?

W.S : « Heureusement que Nicolas a évolué et n’en reste pas à ses premières influences, et puis les temps ont changé. Je ne pense pas qu’il s’adapte pour être en phase avec son public, mais qu’un nouveau jeune public l’a adopté. Personnellement mon public est très varié, inclassable tant en âge qu’en milieu social ou autre. Certains me préfèrent seul au piano, d’autres avec les musiciens. Il y a un peu des gens de tous bords. »

Bakchich :« Alors que le milieu de la musique classique vous honore régulièrement, vous sentez-vous incompris de certains médias ou autres décideurs qui semblent ne tolérer le mélange des genres que lorsqu’il est « tendance » ou « porteur de messages » ?

W.S : Il y a des sortes d’ayatollahs intolérants partout et surtout dans le monde classique. Incompris ? Non puisqu’ils ne cherchent même pas à comprendre ils sont dans leur petit monde « tendance »… quand aux genres porteurs de messages, on aimerait savoir lesquels, à quoi ils servent si ce n’est à enfoncer des portes ouvertes ou de prêcher des convaincus. »

Bakchich : Quel est votre plus grand souvenir télévisuel personnel ? Quel souvenir gardez-vous du Taratata dont vous étiez l’invité principal ?

W.S : « Sans que ce soit un souvenir précis, rien ne remplacera (encore une fois) les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier. On y participait sans avoir forcément quelque chose à vendre. On participait à des sketches, on s’affublait de déguisements, et l’on chantait des chansons écrites spécialement pour l’émission. Quand à Taratata que ce soit en invité principal ou en « invité d’invité » c’est un rare bonheur de pouvoir y chanter en direct comme en scène, avec des conditions techniques de bon niveau. »

Bakchich : Quel est l’album de votre discographie que vous réécoutez avec le plus de plaisir ? Et celui que vous réécoutez avec le plus de regrets ?

W.S : « Je n’écoute pratiquement jamais mes enregistrements une fois qu’ils sont sortis. J’aurais du mal à vous répondre. Si je devais avoir un regret ce serait au niveau des tripotages appelés « remasterisation » dans les compilations, et qui déforment sans vergogne le son des enregistrements d’origine, pour les rendre plus agressifs. »

Bakchich : On ne voit jamais votre nom parmi les artistes signataires qui condamnent le téléchargement illégal. Comment analysez-vous la crise du disque ?

W.S : « Autant signer pour condamner les nuages qui passent… Entendons-nous sur le mot téléchargement. Il y a les sites P2P où l’on trouve parfois des albums un mois avant leur sortie. On y télécharge rapidement des fichiers compressés. Je mettrais ça au même niveau que les logiciels craqués, pour lesquels aucune pétition n’existe d’ailleurs. Par ailleurs, il est des sites où l’on propose tout à fait légalement l’écoute d’albums entiers. Ca n’est pas du téléchargement de fichiers, mais c’est négliger le fait que l’on peut tout à fait les enregistrer au fil de l’écoute.
On peut aussi à partir d’un album acheté en envoyer des copies par simple mail. J’envoie pour des raisons professionnelles des maquettes ou certains de mes morceaux à d’autres musiciens pour des raisons de collaboration, et ce sans le moindre problème.
Je pense qu’il y a eu un manque d’anticipation sur une technologie qui a bouleversé la donne dans tous les domaines. Les grandes majors auraient eu les moyens dès le début de créer des Google ou autres Yahoo et de garder un certain monopole de diffusion. Maintenant que les vannes sont ouvertes on ne peut revenir en arrière.
Oui le CD est cher. Oui il y a plus urgent pour le porte-monnaie que d’acheter un CD. Oui il y a une production de beaucoup de petits talents sympas sans plus, ou de choses formatées pour durer trois mois. Une époque de crise n’est pas favorable à l’aventure artistique et à l’imaginaire. Quand on a comme souci principal de tâcher de ‘tenir les murs pour qu’ils ne s’écroulent pas’ on n’a guère le temps d’imaginer comment en bâtir de nouveaux. Par contre le spectacle vivant a repris de poil de la bête, ce n’est pas plus mal.

Bakchich : Comme Nino Ferrer et Léo Ferré avec leur classique respectif « Le sud » et « Avec le temps », « Un homme heureux » a un peu vampirisé le reste de votre œuvre. Et comme chez ces artistes mélancoliques, on sent poindre une certaine misanthropie dans vos disques (Cf « Camping » sur Avatars). Vous sentez-vous des points communs avec ces deux écorchés ?

W.S : « Il n’y a pas de misanthropie dans « Camping », c’est un personnage qui noie un petit chagrin personnel en se mêlant à un de ces moments de fêtes ou faire l’imbécile avec les autres soulage un peu l’âme. Rien de péjoratif. Ceci étant dit oui je me sens assez proche de ces deux auteurs que vous citez et je trouve l’être humain décevant, c’est vrai. Il a tout pour bien vivre et s’acharne à tout détruire. Le seul mammifère qui souille son gîte et agresse ses semblables. Enfin « Un homme heureux » est un peu pesant parfois, mais se dire que l’on aura au moins laissé une chanson dans la mémoire collective est plutôt rassurant. »

Bakchich : Quel est votre rêve d’artiste non encore réalisé ?

W.S : « Un opéra, un vrai, pas une comédie musicale, mélanger les genres de voix selon les personnages, voix lyriques pour certains, voix naturelles pour d’autres. Peut-être quelque chose plus destiné à la 3D qu’au théâtre… »

Bakchich : « L’influence de Sergent Pepper est perceptible sur Avatars. A propos des Fab Four : de tous les artistes présentés depuis trente ans comme les nouveaux Beatles, Coldplay mérite réellement cette distinction. Que pensez-vous de ce groupe ? »

W.S : « Sergent Pepper a ouvert des portes, celles des arrangements utilisant toutes sortes d’instruments. C’est mon époque, il est normal que j’en aie été marqué d’autant que cela satisfaisait mon envie de mélange des genres Classique + Pop-rock. Coldplay va magnifiquement dans ce sens. Cependant personne ne sera jamais les nouveaux Beatles qui ont fédérés la planète autour de leur musique et ont fait réfléchir tous les artistes de leur temps. »

Bakchich : Les mélodies et l’imagination ont déserté la plupart des productions, les chansons « à texte » d’aujourd’hui ressemblent aux grandes lignes d’un contrat de projet à faire valider par le premier Conseil Général venu, quel regard portez-vous sur l’état de la musique en France ?

W.S : « Je crois que vous avez tout dit là… Qu’est-ce que vous voulez que j’ajoute à ce sentiment que je partage ? LOL Il y a quand même des Camille, des Juliette, Mathieu Chedid, des Delerm, et quelques autres… Ils existent, qu’on aime ou pas c’est selon les goûts mais ils ressortent du lot. »

Bakchich : Grand Corps Malade recevant les insignes de chevalier des Arts et des Lettres au bout d’un seul album, idem pour Abd Al Malik, cela vous inspire-t-il une réflexion ?

W.S :« Les ministères sortent quelquefois ainsi leur arrosoir à médailles … Tant mieux pour Grand Corps Malade et Abd Al Malik… J’ai été moi-même ‘adoubé’ en même temps que Sylvester Stallone … lequel à n’en pas douter a fait beaucoup pour la culture française. »

Bakchich : pouvez-vous nous citer quelques artistes « conseillés par William Sheller » ?

W.S : « Mon pauvre, depuis deux ans que je suis en studio et que je travaille sur cet album j’ai « entendu » vaguement des choses mais n’ai pas eu le temps d’en « écouter »… Je ne serai bon qu’à demander à mon fils ce qu’il y a de chouette à découvrir ces derniers temps, pour avoir l’air d’être au courant et faire le vantard afin de terminer un article en beauté.
Ah si ! Arctic Monkeys, j’aime bien les mélodies simples, entre Fab Four et un saupoudré de Smith par moments, c’est bien construit, bien produit, mais ça n’est pas récent … »

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lundi 12 mai 2014

♫ Le nouveau Pixies : du soleil plein les étoiles !


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Waow, enfin un disque 2014 rempli de vibrations intergalactiques, qui sent bon le sable (martien) chaud !
Quand j'écoute ce nouvel album, j'aurais presque envie de retourner dans les années 90 (presque). Une chanson, "Another Toe in the Ocean", a même un arrière-goût de Bad Religion, c'est dire. Concernant les Pixies, j'étais resté sur leur best-of, moyennement convaincant (comme celui de Patrick Bruel) (mais plus convaincant quand même) et je gardais toujours un Surfer Rosa dans les chaussettes pour me garder chaud pendant l'hiver. Surtout pendant les raclettes.

Indie Cindy est une tuerie sortie des tripes de Frank Black, au propre comme au figuré, et c'est un gage de qualité énorme ! Je ne me lasse pas d'écouter et réécouter en boucle, en triple boucle, Axel piqué, triple Axel (et même Leffe triple) ce monument de la résurrection historique des Pixies.

La bonne blague qui tue : Rock&Folk crédite l'album de deux pauvres petites étoiles françaises dans son dernier numéro (Houellebecq et Aubert en couv'), tandis que Katerine y recueille trois étoiles et demi (très important le 1/2). Je pense que c'est un poisson d'avril - écrit le 1er avril pour une parution en kiosques le 15 - très douteux préparé par des rock critics séniles victimes d'une overdose de viagra périmé (genre LIO).

Enfin, la pochette et son jeu d'encres est tout simplement magnifique.

Voici un lien pour vous mettre en bouche l'objet planant bien identifié, mettez les bouteilles au frais :

https://www.youtube.com/user/PixiesOfficialTV





vendredi 9 mai 2014

♫ Pendant que les médias décryptent les sondages, la France découvre la justice française

Attention, ceci n'est pas un post populiste, juste un polaroid de la justice française du XXIème siècle en pleines manœuvres sur le terrain miné de la vérité (ce truc qui se dématérialise chaque jour un peu plus et qui va bientôt faire son entrée dans le Dictionnaire du Virtuel).

Après "le poids des mots, le choc des images", voici "le poids des vidéos, le choc des partages" :



Certains de la corporation parlent de voie de fait, moi j'y vois de la légitime défense (voire même de l'Art, au moment où il prend le dossier).

A quand l'interdiction des audiences publiques pour risque de trouble à l'ordre ripoublicain ?

PS : Ce n'est pas Julien Dray à 12'20'' ? (difficile à dire, on ne voit pas bien sa montre).

Pour prolonger le plaisir :

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jeudi 1 mai 2014

♫ Mon nouveau papier pour CAUSEUR : Winter Games, de Chris Garneau !

Tout est dans le titre, chronique à lire ici :

http://www.causeur.fr/chris-garneau-winter-games-27269.html

Bonne lecture et bonne écoute !

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♫ Courrier des lecteurs (from Italy !)

hi Sebastien
with a few years of retard, i am currently enjoying reading your wonderful book about duran duran
I would like to ask you a few questions , is it ok for you?

[...] the book is very nice and informative
thanks for answering

ciao
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