vendredi 20 juin 2014

♫ "Un Jour Un Live" N°9 : ma rubrique perso pour ROLLING STONE (Spéciale Stade de France Indochine)

De Novembre 2009 à Octobre 2010, le mensuel Rolling Stone m'a confié une rubrique spécialement créée pour notre collaboration : "Un Jour Un Live". Le papier devait s'appuyer sur l'actu concerts, dans l'esprit de mon blog et de mes chroniques pour Bakchich. Les numéros couvrant cette période étant quasiment tous épuisés aujourd'hui (contrairement aux numéros sortis depuis), je reproduis ici mes papiers publiés dans le cadre de cette rubrique hors norme, interrompue par l'arrivée du nouveau rédacteur en chef (le gars qui a traité les fans d'Indochine de "gamins handicapés à qui on donne les places de concert").
Voici donc mon neuvième papier "Un Jour Un Live" prévu initialement pour le numéro 23 de Rolling Stone (daté Juillet 2010), mais passé à la trappe en raison d'un remaniement Hollandien à la tête du magazine. Le texte résonne avec l'actualité, à l'occasion des deux nouvelles dates d'Indochine au Stade de France.

Un Jour
Un Live

Le Stade de France et le Parc des Princes sont devenus les nouveaux temples du sexe, depuis que Bigard y a effectué son lâcher de salopes (le SDF a aussi eu son 11 septembre, le 18 juin 2004). Le 19 juin, Sexion d’Assaut investit le Parc, en première partie de NTM qui, rappelons-le, signifie Nique Ta Mère (une déviance freudienne conviviale que Michel Onfray - l’empêcheur de tourner en rond dans les cercles amphithéâtreux de Caen - remet en cause actuellement). Sexion d’Assaut en première partie de Nique Ta Mère, bonjour les préliminaires ! Et sept jours après, le 26 juin, le Barnum Indochine revêt sa panoplie électro-vampirique transcendante dans le Stade. Si Freud avait vécu au 21ème siècle, il aurait admis que ses patients ne rêvent pas de coucher avec leur mère mais avec le chanteur d’Indochine, et qu’ils ne rêvent pas de tuer le père, juste qu’on leur foute la paix pour toujours ! Pour toujours !! Le roi Didier Wampas l’a démontré dans un élan frénétique de réchauffement climatique en copulant allègrement (allègrement, réchauffement climatique) avec Nicola Sirkis lors de la mémorable promotion du titre « Harry Poppers ». Les mauvaises langues diront qu’après Bigard, Indochine est le deuxième comique à remplir le Stade de France mais rendons à César ce qui appartient à César : Nicola Sirkis sera, devant 80 000 dévots, sacré empereur le 26 juin (ben oui, si Didier est le roi, alors Nicola est l’empereur, minimum). Gaspar Noé est annoncé à la réalisation du DVD du Stade de France, Nicola Sirkis estimant qu’il est l’homme de la situation puisqu’il a réussi à filmer un pénis vu de l’intérieur du vagin dans son dernier film. Après avoir longuement étudié le concert de Johnny au Stade et remarqué l’aigle du fronton (Cabu Productions), Nicola a aussi estimé que deux mèches de cheveux géantes en lieu et place de rideau de scène auraient de la gueule. Aujourd’hui,  je suis en mesure de vous dévoiler en exclusivité le début du concert évènement : quelques notes de guitare retentissent, cristallines, avec une petite reverb’ à la Shadows. Dominique Nicolas s’approche au bord de la scène (Dominique Nicolas, m’enfin !! Comment ça : « C’est qui ? » !!), la mélodie prend corps. Oh punaise, c’est « Tes yeux noirs » !! Silence total. J’arrête là, je vous en ai déjà trop dit. Il y aura probablement des arrêts cardiaques dans l’assistance, le groupe ne se fait pas d’illusion, il y a toujours des individus pour gâcher la fête. Les Champs Elysées seront envahis comme en 1998, au son de klaxons jouant « Canary Bay » (en vente au stand du merchandising le soir même, disponibles aussi en version « Shay demandé à la lune »), le règne d’Indochine sonnera le crépuscule des idoles du passé.

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